Quand le logement privé cède du terrain au logement social…

Logement privéQuand le logement privé cède la place au logement social…

Une baisse significative du nombre de logements du parc locatif privé

Alors que le nombre de logements sociaux ne cesse d’augmenter en île de France : 24.3% aujourd’hui contre 16.4% en 1973 (Enquête IAU, 6 juin 2016), soit 635.000 logements gagnés, c’est 235.000 locataires sur le secteur locatif privé qui ont disparus en 40 ans.

2013 : Les pouvoirs publics lancent un plan de relogement.

Une des promesses du président de la république : construire 150.000 logements sociaux par an, soit 20 à 25% par commune afin de pallier aux difficultés de logement des familles (loyers élevés, augmentation du nombre de séparations).  Pour en savoir plus sur le projet de construction de logements sociaux

Bien qu’étant devenu un des axes prioritaires du gouvernement, la mise à disposition des logements sociaux a ses limites.

En effet, l’ile de France étant rendue très attractive par sa forte activité économique, la population souhaitant s’y installer est de plus en plus importante.
Il faut donc se loger rapidement, et c’est là que secteur locatif privé intervient !

Malgré tout, se loger dans le privé : un gain de temps

Il y a un certain nombre de différences entre l’attribution d’un logement social et celui d’un logement privé, notamment le temps d’attente. En effet, on peut attendre jusqu’à 10 ans pour se voir proposer un appartement en HLM!

Il faut également entrer dans les critères d’attribution : il y a plafond de ressources à ne pas dépasser pour être éligible. Une fois le locataire chanceux sélectionné, celui-ci bénéficie d’un droit de maintien dans les lieux à durée indéterminée. Les places sont donc rares. Pour en savoir plus, le site de la DRIHL.

A contrario, se loger auprès d’un bailleur privé est bien plus rapide : il suffit en effet de présenter son dossier de candidature au propriétaire qui décidera : pas de commission d’attribution, pas de plafond de ressources, et un délai bien plus court.

La rotation des locataires est par ailleurs bien plus importante avec des baux allant de 1 à 3 ans (en fonction de la destination du bien, vide ou meublé).

Par ailleurs, avec la perspective de se reloger plus vite, on quitte son logement plus facilement, laissant la place à de nouveaux occupants. Une simple comparaison pour s’en convaincre.

Retenons que, bien que les logements sociaux soient en perpétuelle augmentation depuis plusieurs années, le secteur du logement privé a encore de belles années devant lui pour répondre aux besoins des ménages.

Avec l’assistance de professionnels compétents, naturellement !